La nidification du Circaète Jean-le-Blanc en Charente-Maritime

Comme chaque année depuis 2023, le suivi de la nidification du Circaète Jean-le-Blanc en Charente-Maritime a été mené par la LPO et NE17. La construction du « Groupe Circa » se poursuit avec ses bénévoles habituels et de nouveaux qui l’ont rejoint et se sont investis. Une quinzaine de bénévoles se sont impliqués dans le suivi en 2025.

L’année a commencé au mois de mars, à Juicq, par la réunion habituelle du début de saison. Cette réunion a été l’occasion de recevoir des membres du « Groupe circa » de la Vienne pour une présentation de l’étude Gentox, qui vise à étudier les liens de parenté entre les circaètes de la région et de quantifier leur exposition à certains polluants. Pour les plus curieux, l’étude est expliquée dans cette vidéo, ainsi que les autres actions de suivi du Circaète Jean-le-Blanc dans le département de la Vienne :

 

 

La réunion a été suivie d’un moment en petits groupes sur le terrain pour prospecter les bois aux alentours de Juicq afin de repérer les 1ers circaètes de retour de migration et si possible le couple du secteur.

4 sorties collectives ont ensuite eu lieu, à nouveau sur la Forêt de la Lande, ce qui a permis de retrouver couple de 2024, notamment grâce à l’assiduité des bénévoles sur le secteur en dehors des sorties collectives. Un grand merci à eux ! Le contrôle de l’aire par drone a malheureusement montré un échec de reproduction pour ce couple, le poussin n’a pas survécu.

Le nombre total de couples suivis s’élève à 14 sur le département (+3 avec des observations ponctuelles sans passages réguliers), ce qui est un peu moins que les années précédentes. Cependant, la moitié des couples suivis a produit 1 jeune à l’envol, chiffre dans la moyenne des dernières années, malgré l’été particulièrement chaud et sec.

De nombreux autres secteurs jugés favorables restent cependant peu prospectés dans le sud du département. En effet, la Double Saintongeaise, grâce à son ensemble de boisements mixtes entrecoupés de zones ouvertes, représente une mosaïque d’habitats idéale pour le « circa ». Des recherches plus intensives et ciblées dans ce secteur permettraient probablement de trouver de nouveaux couples…

Au moment où cet article parait, les circaètes sont dans leurs quartiers d’hiver. Ils reviendront dès le mois de mars prochain et nous aurons de nouveau besoin de l’implication de bénévoles pour mener à bien ce suivi passionnant, qui commencera par des recherches de nids en forêt avant que les adultes ne reviennent sur leur territoire afin de ne pas les déranger pendant les périodes clés de leur reproduction, pendant lesquelles ils sont très vulnérables au dérangement.

Un grand merci à toutes les personnes impliquées cette année !

 

 

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