Le réseau France Nature et Environnement (FNE) s’est associé à Eau et Rivières de Bretagne (ERB) dans la campagne « La Belle Plage » pour informer et sensibiliser le public à la qualité des eaux de baignade en bord de mer.
Il arrive que des plages soient interdites à la baignade pour cause de contamination, mais que personne ne le sache, puisque rien ne matérialise cette interdiction. Pas de flamme violette, pas de signalisation du danger, pas de communication.
Pire encore, pour certaines plages, il n’y a aucun suivi sanitaire sur la qualité de l’eau!
Si cela vous arrive, déclarez ce manque d’informations sur l’application : https://sentinellesdelanature.fr/campaign/index.html.
Et la prochaine fois que vous allez à la plage, vérifiez si celle-ci est recensée sur la carte https://www.labelleplage.fr pour trouver celle qui est la plus favorable à la baignade et non polluée par des bactéries.
Vous pouvez aussi consulter le site de l’Agence Régionale de Santé (ARS) (https://baignades.sante.gouv.fr/baignades/editorial/fr/accueil.html), qui communique des chiffres et un classement par plage en faisant la moyenne des prélèvements d’eau de mer des 4 années précédentes. Ces prélèvements, confiés à un laboratoire d’analyse agréé, sont réalisés pendant la période estivale (à minima 15 juin au 15 septembre). Le classement repose sur deux bactéries recherchées : Escherichia coli et entérocoques intestinaux. Ces deux bactéries sont indicatrices de contamination d’origine fécale (animaux à sang chaud). La densité de population peut causer des pollutions par des dysfonctionnements de l’assainissement (réseaux connectés, station d’épuration pas aux normes, fuites dans les réseaux, pluviales qui finissent dedans, …).
Risques pour les humains : gastro-entérite, otite, conjonctivite…
ERB estime que ce classement de chaque prélèvement dans une des trois classes « Bon », « Moyen » ou « Mauvais » est intéressant, mais il ne renseigne les baigneurs que trop tard. En effet, compte tenu des délais d’analyse, ce classement n’est souvent disponible que le lendemain ou le surlendemain du prélèvement, alors que les effets sanitaires d’une pollution peuvent être très rapides.
Le classement « La Belle Plage » base son calcul en analysant différemment les chiffres de l’ARS (ce qui est légal en France) en tenant compte des prélèvements classés « Bon » pendant les quatre saisons d’évaluation, et en les rapportant au nombre de prélèvements totaux. À moins de 85 % de bons résultats, la plage est déconseillée alors que le classement de l’ARS pour la même plage peut le donner moyen.
À chacun, chacune de comparer deux plages sur les deux sites et de se faire sa propre opinion.
Signaler des dysfonctionnements a pour objectif, non pas de remettre en cause le travail de prélèvement, mais d’améliorer la qualité des eaux de baignade et d’inciter les autorités compétentes à traiter au mieux et au plus vite la pollution en amont.
Denis Métayer (Réseau Sentinelles de la Nature pour Nature et Environnement 17)